Discographie & Chroniques # 9

"Three weeks long, I saw garlic growing under my dog's steps" - 2006

Covert art by JM Mathoul & Nicholas Royle

"Respectively released in 1999 & 2002, THREE weeks WITH my DOG & I Swear I saw garlic growing under my father's steps are 48 Cameras's fifth & sixth albums. This international network of artists form a musical project of variable geometry including musicians & non musicians. Some interesting collaborations have occured : Gerard Malanga (Andy Warhol's assistant at the Factory), Rodolphe Burger & Philippe Poirier (Kat Onoma), DJ Olive (We / Sonic Youth / Material), Michael Gira (Swans / Angels of LIght), etc. The eclecticism of the participants has created a hard-to-define yet highly accessible mixed bag of exotic musical styles. In 2002, having contributed to previous 48 Cameras albums, English composer / multi-instrumentalist David Coulter (Test Dept / Pogues / Sandy Dillon / Kronos Quartet, etc) offered his services as a virtual member of the group. Coulter has never met the rest of the band. Musical elements are exchanged by e-mail, various internet services & mailed tapes. The same process apply to the contributions of many artists from USA, Russia, UK, France... artists that the band never met & will probably never meet. This methodology has led to a kind of domino theory effect creating an ever increasing network of contributors & an ever evolving series of musical accidents & side-projects. Jean Marie Mathoul, the sole survivor of the original line-up, has also recorded an album by correspondence with David Coulter & American composer / artist Charlemagne Palestine. This album, Maximin, appeared in Autumn 2002 on Michael Gira's own Stateside label Young God Records. In Winter 2004, also appeared on Fringes Recordings (Italy) Gantse Mischpuchah Music in Three Parts, an album again entirely recorded by correspondence by David Coulter, Michael Gira, Jean Marie Mathoul & Charlemagne Palestine. 48 Cameras are now recording a new album to appear in a few months. One more time this album welcomes guests coming from various countries, cultures & disciplines. Recently, by a curious combination of circumstances, Dead Scarlet Records suggested the band the reissue of their last two albums under a packaging specially designed for the occasion. Two bonus tracks have been added on this reissue, a track recorded in 1999 for a Gerard Malanga's album & a remix treated by correspondence in 2003 / 2005 by 48 Cameras & the US duet Vesica Piscis. And the future beckons... " - D.S.R. / Fall 2005

 

 

 

 

"48 Cameras est un OVNI persistant dans le paysage audio art belge et, plus largement, dans la sphère des musiques actuelles de traverse de ces dernières décennies. Jean Marie Mathoul, dernier survivant de la formule des origines, responsable de huit albums personnels et de collaborations à géométrie variable (...) en une vingtaine d'années, est le très discret mais volontaire capitaine d'un navire pirate, évoluant dans des eaux internationales peu fréquentées. Après un excellent nouveau cru 2006 ("After all, isn't tango the dance of the drunk man?"), 48 Cameras réédite sur le label Dead Scarlet Records (Grèce) ses deux opus précédents : "THREE weeks WITH my DOG" (1999) et "I swear I saw garlic growing under my father's steps" (2002) sur un double album digipack au design automnal soigné. "THREE weeks WITH my DOG" est le fruit de la collaboration avec le poète / photographe / performer new-yorkais Gerard Malanga, principal assistant d'Andy Warhol dans les silver years de la Factory, au dynamisme intact. Conclusion d'un échange de poèmes et d'instrumentaux auxquels avaient fait suite , par l'entremise de Transcultures, quelques rares concerts remarqués, dans lesquels ce groupe qui boude d'ordinaire la scène, était accompagné d'un Malanga qui la retrouvait avec bonheur longtemps après ses célèbres performances avec le Velvet Underground. Cet album est porté par la lecture posée de Malanga (on croise le fantôme de Burroughs et on est transporté dans la bohème de la Grosse Pomme), mais aussi par la voix aérienne de Pascale Tempels, trait d'union mélodique entre les derniers albums de 48 Cameras. Un seul titre en forme de condensé, "Interzone", est tiré des prestations live communes, mais les pièces avec Malanga sont portées par une grande fraîcheur et une dédication à sa "pop poetry" que les arrangements subtils de Mathoul et ses comparses subliment. En bonus, "Living New York" (sorti préalablement sur "Gerard Malanga : Up from the archives", réédité récemment par Sub Rosa) au rythme loop envoûtant et efficace, est sans doute un des meilleurs exemples de ces échanges poético-musicaux. Le deuxième cédé reprend l'intégralité d'un album plus diversifié avec les apparitions claires (DJ Olive remixant, avec légèreté et dextérité, le très beau et solennel "This is for Asako's notebook" dont on peut apprécier la version originale sur le cédé précédent) et osbcures ("Bloodsucker", texte d'amour implacable écrit et lu par Michael Gira et mis en musique virale par le combo). Le remix très contemporain de "Our Lady of Sins", dernier bonus, ne dépare nullement de la qualité générale de l'ensemble et ponctue cette réédition réussie. Une bonne introduction à l'univers intime et farouchement indépendant du Hutois et de ses singulières "camera obscura". - in Jazz@Round & Octopus (2002)

 

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