| Covert
art by JM Mathoul & Nicholas
Royle "Respectively
released in 1999 & 2002, THREE weeks WITH my DOG
& I Swear I saw garlic growing under my father's steps
are 48 Cameras's fifth & sixth albums. This international
network of artists form a musical project of variable geometry including
musicians & non musicians. Some interesting collaborations have occured :
Gerard Malanga (Andy Warhol's assistant at the Factory),
Rodolphe Burger & Philippe
Poirier (Kat Onoma), DJ Olive (We / Sonic
Youth / Material), Michael Gira (Swans / Angels of
LIght), etc. The eclecticism of the participants has created a hard-to-define
yet highly accessible mixed bag of exotic musical styles. In 2002, having contributed
to previous 48 Cameras albums, English composer /
multi-instrumentalist David Coulter (Test Dept /
Pogues / Sandy Dillon / Kronos Quartet, etc) offered his services as a virtual
member of the group. Coulter has never met
the rest of the band. Musical elements are exchanged by e-mail, various
internet services & mailed tapes. The same process apply to the contributions
of many artists from USA, Russia, UK, France... artists that the band never
met & will probably never meet. This methodology has led to a kind of domino
theory effect creating an ever increasing network of contributors & an
ever evolving series of musical accidents & side-projects. Jean
Marie Mathoul, the sole survivor of the original line-up, has also recorded
an album by correspondence with David Coulter
& American composer / artist Charlemagne Palestine.
This album, Maximin, appeared in Autumn 2002 on Michael
Gira's own Stateside label Young God Records. In
Winter 2004, also appeared on Fringes Recordings
(Italy) Gantse Mischpuchah Music in Three Parts,
an album again entirely recorded by correspondence by David
Coulter, Michael Gira, Jean
Marie Mathoul & Charlemagne Palestine.
48 Cameras are now recording a new album to appear
in a few months. One more time this album welcomes guests coming from various
countries, cultures & disciplines. Recently, by a curious combination of circumstances,
Dead Scarlet Records suggested the band the reissue
of their last two albums under a packaging specially designed for the occasion.
Two bonus tracks have been added on this reissue, a track recorded in 1999
for a Gerard Malanga's album & a remix treated
by correspondence in 2003 / 2005 by 48 Cameras
& the US duet Vesica Piscis. And the future beckons...
" - D.S.R. /
Fall 2005 | |
"48
Cameras est un OVNI persistant dans le paysage audio art belge et, plus largement,
dans la sphère des musiques actuelles de traverse de ces dernières
décennies. Jean Marie Mathoul, dernier survivant de la formule des origines,
responsable de huit albums personnels et de collaborations à géométrie
variable (...) en une vingtaine d'années, est le très discret mais
volontaire capitaine d'un navire pirate, évoluant dans des eaux internationales
peu fréquentées. Après un excellent nouveau cru 2006 ("After
all, isn't tango the dance of the drunk man?"), 48 Cameras réédite
sur le label Dead Scarlet Records (Grèce) ses deux opus précédents
: "THREE weeks WITH my DOG" (1999) et "I swear I saw garlic growing
under my father's steps" (2002) sur un double album digipack au design automnal
soigné. "THREE
weeks WITH my DOG" est le fruit de la collaboration avec le poète
/ photographe / performer new-yorkais Gerard Malanga, principal assistant d'Andy
Warhol dans les silver years de la Factory, au dynamisme intact. Conclusion
d'un échange de poèmes et d'instrumentaux auxquels avaient fait
suite , par l'entremise de Transcultures, quelques rares concerts remarqués,
dans lesquels ce groupe qui boude d'ordinaire la scène, était accompagné
d'un Malanga qui la retrouvait avec bonheur longtemps après ses célèbres
performances avec le Velvet Underground. Cet album est porté par la lecture
posée de Malanga (on croise le fantôme de Burroughs et on est transporté
dans la bohème de la Grosse Pomme), mais aussi par la voix aérienne
de Pascale Tempels, trait d'union mélodique entre les derniers albums de
48 Cameras. Un seul titre en forme de condensé, "Interzone",
est tiré des prestations live communes, mais les pièces avec Malanga
sont portées par une grande fraîcheur et une dédication à
sa "pop poetry" que les arrangements subtils de Mathoul et ses comparses
subliment. En bonus, "Living New York" (sorti préalablement sur
"Gerard Malanga : Up from the archives", réédité
récemment par Sub Rosa) au rythme loop envoûtant et efficace, est
sans doute un des meilleurs exemples de ces échanges poético-musicaux.
Le deuxième cédé reprend l'intégralité d'un
album plus diversifié avec les apparitions claires (DJ Olive remixant,
avec légèreté et dextérité, le très
beau et solennel "This is for Asako's notebook" dont on peut apprécier
la version originale sur le cédé précédent) et osbcures
("Bloodsucker", texte d'amour implacable écrit et lu par Michael
Gira et mis en musique virale par le combo). Le remix très contemporain
de "Our Lady of Sins", dernier bonus, ne dépare nullement de
la qualité générale de l'ensemble et ponctue cette réédition
réussie. Une bonne introduction à l'univers intime et farouchement
indépendant du Hutois et de ses singulières "camera obscura".
- in Jazz@Round & Octopus (2002) |