Discographie & Chroniques # 9

"Before me lay some more dark waters" - 2009

Cover art · Laurent Maginelle

 

 

 

Souhaitant poser un acte gratuit, vaguement surréaliste, nous avons décidé de libérer dans la nature 23 copies de ce nouvel album. Un sticket précise : "23 copies of this album have beeen deliberately left here and there. The one you find is then yours. Put it the best possible use". Suit l'adresse de notre site. La liste des points de chute sera régulièrement mise à jour :

Exemplaire # 1 libéré par Alan Smithee le 14 octobre 2009 au foyer de l'Ancienne Belgique - Bruxelles.

Exemplaire #2 libéré par Paul Buck le 20 octobre 2009 à l'Exposition Pop Life (Tate Modern) - Londres.

Exemplaire # 3 libéré par Alexandre Louis le 22 octobre 2009 à la Gare St-Lazare - Paris.

Exemplaire # 4 libéré par Shri Bernard Petit le 23 octobre 2009 dans le discobus n°4 (Huy) de la Médiathèque de la Communauté Française de Belgique.

Exemplaire # 5 libéré par Tyan Hoogstoel le 26 octobre 2009 à la salle de rédaction de la Radio-Télévision belge.

Exemplaire # 6 libéré par Alexandre Louis le 28 octobre 2009 au Musée d'Art Contemporain de Bordeaux.

Exemplaire # 7 libéré par Philippe Franck le 31 octobre 2009 sur la plage de Saint Valery, au bord de la falaise (Haute Normandie) - France.

(...) L'album de 48 cameras est plus humain et il y est beaucoup question d'eau. La pièce centrale est une longue plongée en eaux profondes, un genre de drone polyphonique de 23 minutes sous les mers. Les autres titres sont du 48 cameras plus classique : chants pastoraux graves, méditations au ralenti, une recherche éperdue d'apaisement (...). in Rif Raf (octobre 2009)

Exemplaire # 8 libéré par Philippe Franck le 1er novembre 2009 dans la Cathédrale de Beauvais - France.

Exemplaire # 9 libéré par Saskia Dommisse le 6 novembre 2009 àl'Académie de Médecine Naturelle de Bloemendaal - Pays-Bas.

Exemplaire # 10 libéré par Christophe Bailleau le 5 novembre à la gare de Mons - Belgium.

Exemplaire # 11 libéré par Yves Tassin le 7 novembre 2009 à la Médiathèque de la Communauté Française de Belgique dans le ravier "48 cameras") - Liège - Belgique.

Exemplaitre # 12 libéré par St-Olivier Lebeau-des-Cameras le 9 novembre 2009 à la Bibiliothèque Municipale de Montreuil- France.

Exemplaire # 13 libéré par Michael Begg le 11 novembre 2009 dans un bar d'Edinburgh - Scotland.

Exemplaire # 14 libéré par Marcel Kanche le 11 novembre 2009 à la Librairie des Halles - Niort - France.

Exemplaire # 15 libéré par Peter James at the Center for Comporatory Arts 0f Glasgow le 14 novembre 2009 - Scotland.

Exemplaire # 16 libéré par Shri Bernard Petit Jr. le 23 novembre 2009 au Selor - Bruxelles - Belgium.

Exemplaire # 17 libéré par Christophe Bailleau le 28 novembre 2009 à la gare d'Ottignies - Belgium.

"Ce nouveau projet collaboratif orchestré par Jean-Marie Mathoul (capitaine du navire corsaire 48 Cameras) propose une sorte de dérive ambiante atemporelle. Ce neuvième album du combo belgo- internationaliste s'appuie, en partie, sur un texte poétique Green water écrit au milieu des années 80 par Eric Therer au bord du Lac Michigan lors d'un voyage initiatique en compagnie de Philippe Franck (Transcultures, Paradise Now), ici " revisité ", façon spoken word, par son auteur sur un délicat arrangement de cuivres et de vents (soulignons les précieuses ornementations de Yves Dellicour à la clarinette basse et au saxo soprano) et métamorphosé, en ouverture, par l'interprétation vocale céleste et sereine de Nick Grey, toujours sur une musique de Chris Long (compositeur, accordéoniste et claviériste britannique librement associé à 48 Cameras depuis 2005). La pièce centrale de cet opus sans étiquette, est la bande-son instrumentale- 23 minutes ambiantes, à la fois obscures et sporadiquement lumineuses, monochromes et vibrantes - d'une performance audio-poético-visuelle Some dark waters (sous-titrée initialement Des eaux de Meuse) créée à Mons (bien qu'elle part d'une dérive le long de la Meuse et des usines de Cockerill désertées) par Eric Therer (le texte qu'il interprète en live ayant ici été soustrait) et le cinéaste liégeois Jacques Donjean lors du festival des cultures électroniques Les Transnumériques en novembre 2008. Ce flux sonore intriguant fait aussi l'objet d'une version courte pour donner naissance à une mélopée, dans un lyrisme féminin tempéré et assumé par la jeune chanteuse néerlandaise Saskia Dommisse (Poets to their beloved). En guise d'épilogue, Short instrumental ending piece for drones, guitar, tambourine & voice (tout est -presque- dit !) ciselé par Peter James et Jean-Marie Mathoul, n'est pas sans évoquer un paysage sonore de Michael Gira qui a prêté pour leurs deux précédents CDs, sa voix profonde, à 48 Cameras. " There is a place where we forget and die "…les eaux vertes coulent sous des cieux clairs-obscurs et nous entraînent dans leur soif de vérités inconnues…" Julien Delaunay(in jazz@round _ décembre 2009)

Exemplaire # 18 libéré par Yves Evrard le 6 janvier 2010 à Central Park - New York - USA.

Exemplaire # 19 libéré par JJ Palix & Eve Couturier le 19 février 2010 au Centre International de la Danse - Paris - France.

Exemplaire # 20 libéré par Eric Marsden le 22 février 2010 à l'Ancienne Belgique - Bruxelles- Belgique.

"An artist is unclean. Being an artist is a criminal act. Art activity is a transgressive activity, like crime", cette phrase de Paul Buck (la voix du groupe à ses débuts), citée sur la jaquette illustre précisément l'implication et la nécessité artistique qui anime 48 Cameras depuis le milieu des années 80. Avec ce neuvième album, ce sont des territoires aux confins d'un dark-ambient et d'un univers éthéré (riverain de certaines productions Projekt ou Amplexus) qui s'étendent tout au long de cinq titres de toute beauté. Après deux compositions solaires et mélancoliques où s'invitent les voix de Nick Grey et Saskia Domisse, une plage initiée par un passage spoken-word clôt la première partie de l'album. Une longue plage atmosphérique débute alors, digne des "Abandoned Cities" d'Harold Budd mais nourrie de spectrales présences vocales (tel un Raison d'Être non sépulcral mais Elémentaire). Un dernier titre quasi rituel, subtilement percussif, accompagné d'une voix conclut ce disque envoûtant et exigeant." - Trinity _ février (2010)

Exemplaire # 21 libéré par Carrie-Ann & Kendal at Rendezvous Coffee Shop at the Hotel Monte Vista in downtown Flagstaff (Arizona) on Friday, March 19, 2010.

Exemplaire # 22 libéré par Nick Grey le 15 avril 2010 à la Casa Del Popolo (Montréal).

48 Cameras & Eric Therer : Before me lay some dark waters (Eastern Belgium at night/ www.48cameras.com)
Ce neuvième album du combo belgo- internationaliste s'appuie, en partie, sur un texte poétique Green water écrit par Eric Therer au bord du Lac Michigan, ici " revisité ", façon spoken word, par son auteur sur un délicat arrangement de cuivres et de vents (soulignons les précieuses ornementations de Yves Dellicour à la clarinette basse et au saxo soprano) et métamorphosé, en ouverture, par une interprétation vocale céleste de Nick Grey, toujours sur une musique de Chris Long (compositeur, accordéoniste et claviériste britannique librement associé à 48 Cameras depuis 2005). La pièce centrale de cet opus sans étiquette, est la bande-son ici sans le texte live qui l'accompagne - 23 minutes ambiantes, à la fois obscures et sporadiquement lumineuses, monochromes et vibrantes - d'une performance audio-poético-visuelle Some dark waters (sous-titrée initialement Des eaux de Meuse) créée à Mons lors du festival Les Transnumériques en novembre 2008 par Eric Therer et son complice cinéaste liégeois Jacques Donjean à Mons. Ce flux sonore intriguant fait aussi l'objet d'une version courte pour donner naissance à une mélopée, dans un lyrisme féminin tempéré et assumé par la jeune chanteuse néerlandaise Saskia Dommisse (Poets to their beloved). En guise d'épilogue, Short instrumental ending piece for drones, guitar, tambourine & voice ciselé par Peter James et Jean-Marie Mathoul, n'est pas sans évoquer un paysage sonore de Michael Gira , un des invités précédents de ces caméramans échangistes. " There is a place where we forget and die "…avait averti le voyageur ; les eaux vertes coulent sous des cieux clairs-obscurs et nous entraînent doucement mais surement dans leur flux existentiel…
Philippe Franck - Jazz@round - 2010.

23 juillet 2010 - 22 exemplaires de cet album ont donc été rendus à la nature ici & là entre le 14 octobre 2009 et le 15 avril 2010. Force nous est de constater avec regret qu'aucun des 22 élus n'a jugé utile de nous contacter... Renonçant dès lors à nos prétentions en la matière, la 23ème et dernière copie sera postée sous peu à l'intention d'UN seul hebdomadaire belge. Nous y joindrons quelques 'informations, ainsi que copie de notre précédent album... A suivre cette fois ?


 

 

 


 

 

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