Discographie & Chroniques # 3

"Easter, November & a Year" · 1994

Cover art · Robert Varlez

Un second CD, "Easter, November & a Year", paraît en 1994, sous licence Besides, auprès des Disques du Soleil & de l'Acier (France).
Ce disque bénéficie cette fois d'une distribution internationale.

"Easter, November & a Year" représente la suite logique des productions antérieures de 48 Cameras. Il consacre une formule originale qui privilégie les climats & les ambiances plutôt sombres (...). Le groupe y reflète une plus grande maîtrise qui permet paradoxalement davantage de spontanéité (...). L'emploi combiné des bandes & des instruments restitue un son naturel & acoustique. L'originalité du style rend les références maladroites. On citera néanmoins "At Stockholm" de Psychic TV & White Stains, les quelques morceaux ambient de Jah Wooble, certains Swans (...) certains points de repères accidentels & très relatifs."
     in Ritual
      1994 [Belgique]

"Ombres lointaines, boucles hypnotiques, beat organique & guitares électroacoustiques conjuguent leurs effets apaisants (...). Cette musique, on pourrait tout aussi bien parler de poésie, nous entraîne irrémédiablement vers des lieux consacrés à des mythes anciens ; chaque plage ajoute au trouble recherché & provoque une fascination pour un univers mystérieux, étrangement familier. (...) Entrez dans le rêve pour lequel "Easter, November & a Year" est une bande son idéale (...). 48 Cameras défriche, ouvrant la voie devant ceux qui les suivent sur ces chemins connus d'eux seuls, en route vers un monde musical parallèle qui combine une sorte de modernité médiévale, entre folk urbain & blues rural. A l'instar de William S. Burroughs & de Laurie Anderson, les chroniques de Paul Buck ont une sensibilité beaucoup plus européennes qui donne au disque un aspect largement plus aventureux. De même, tout autour, les musiciens & "non-musiciens" tissent un accompagnement complexe, en clair-obscur, rappelant celui plus torturé de This Heat, Camberwell Now ou Third Ear Band en des temps immémoriaux. Et ponctuellement, les guitares expertes lorgnent vers celles que Robert Fripp prête à David Sylvian. Le travail sur les bandes & les percussions nous ramène encore sur les traces d' Eyeless In Gaza (...). Si l'aventure vous tente, c'est ici qu'on prend ses tickets pour passer de l'autre côté du miroir & écouter ce que 48 Cameras y trouva ."
      in Rock Sound
      
1994 [France]

 

" (...) Nappes & couleurs, longs développements, progressions subtiles. Une musique sans date, peut-être d'un autre âge. Prenante, voire envoûtante. Les arrangements ou plutôt combinaisons entre guitares acoustiques & électriques, claviers discrets & surtout percussions utilisées comme ponctuation sont à souligner. Une tentative d'assouplir une musique tonale dans sa conception par une gestion particulière. (...) On peut parler à certains moments de scénario ; au détour d'une chanson, on découvre Tarkovski. (...) Une référence ? L'Angleterre, celle de Robert Wyatt."
     in Revue & Corrigée -
      1994 [France]

"C'est beau comme des images d'archives noir & blanc passées au ralenti. Délicat, oppressant & traversé d'atmosphères contradictoires. C'est bourré de guitares, mais on n'en garde que la texture, un écheveau complexe de sonorités transcendé par une voix expressive dans sa monotonie. Etrange album, envoûtant. (...) Une réussite."
     in Mofo
      1994 [Belgique]

" (...) L'influence majeure est diffuse. Elle appartient au même mouvement musical mais sur une période assez longue, celle qui englobe tous ceux qui ne se sont jamais reconnus dans le rock'n roll mais qui en ont conçu les abords immédiats : Eno, W.S. Burroughs, Nick Drake, Stockhausen."
     in Blah Blah
      1994 [France]

" Projet (...) aussi multiforme qu'épisodique, 48 Cameras poursuit ses recherches atmosphériques avec un dédain pour les règles préétablies qui force le respect. Paul Buck, narrateur à la voix hypnotique, est entouré, comme par défi, par des musiciens & non-musiciens pour arriver à l'alchimie parfaite. Entre climats programmés & déraison canalisée, 48 Cameras, sans trop le savoir (vouloir ?), vient de réussir un disque différent mais surtout passionnant. Un disque où les ambiances étranges sont rythmées par un improbable conteur. Inclassable (Burroughs sous Laswell est la comparaison la plus raisonnable). 48 Cameras n'appartiendra qu'aux curieux. "
      in Télémoustique
     
1994 [Belgique]

" (...) Si l'orientation arty de 48 Cameras révèle un melting-pot d'influences manifestes à travers les 13 morceaux qui composent ce disque (...), une écoute attentive confirme que le groupe tente perpétuellement de retranscrire des impressions picturales, littéraires ou sonores (...) Sombre nébuleuse des disques cultes réservés à un public averti".
      in Magic Mushoom
     
1994 [France]

" (...) Difficile d'aligner des adjectifs pour tenter décrire la musique de 48 Cameras. Seules quelques lignes générales : narration des textes (...), timidité rythmique, prédominance des atmosphères prégnantes sur des structures explicites. (...) Toujours ce collage étrange en triptyque en guise de pochette pour nous inviter, avec réserve, à la découverte du contenu. Une des meilleures révélations belges de l'année qui commence ."
      in Ritual
    
 1994 [Belgique]

FERMER LA FENETRE