Discographie & Chroniques # 5

"From Dawn to Dust & Backwards" - 1997

Cover art · JM Mathoul & Hervé Borbé

Paul Buck quitte 48 Cameras. Cependant, le groupe entreprend aussitôt l'enregistrement d'un quatrième CD. Rodolphe Burger - de Kat Onoma - participe à l'aventure... En octobre 1997, paraît ainsi, toujours sur le label Besides, le quatrième CD du groupe, "From Dawn to Dust & Backwards".

"Tantôt médiévale, tantôt ethnique, souvent sombre, quelquefois colorée, l'illustration instrumentale ne découle pas d'une composition couchée sur le papier, mais plutôt d'un collage (...). Quelque part entre Current 93, Third Ear Band, Robert Wyatt ou Psychic TV, 48 Cameras nous invite à explorer notre face cachée, sans perdre contact avec les réalités. Les canons traditionnels du rock sont gentiment balayés. Nos sens retrouvent une certaine virginité au contact de cette singulière construction sonore."
      in Prog-Résiste
      1997 [Belgique]"

(...) Les superbes vocaux, majoritairement féminins, occupent désormais l'avant-plan d'une musique sans cesse en mouvement, en quête de sons électriques & ethniques. Et ces voix apportent une touche céleste, aérienne, jamais utilisées auparavant. Je ne sais qui, d'elles ou de la musique, s'est adaptée à l'autre : le principal réside dans cette harmonieuse rencontre."
      in Dévor-Rock
      1997 [Belgique]

 

" Jean Marie Mathoul a pris un risque. Un gros. Jusqu'ici, l'histoire de 48 Cameras était liée à sa volonté d'être l'âme d'un groupe différent. Une histoire brillante, riche de trois compacts où se déclinent des atmosphères rencontrées nulle part ailleurs. ( ...) Sur From Dawn to Dust & Backwards, la participation de Paul Buck est quasi imperceptible. (...) Sans cette voix, le propos se dilue un peu. Impression diffuse & impalpable, sans doute provoquée par la perte d'un repère auquel se substitue parfois un chant féminin qui ne convainc pas vraiment. Sensation désagréable qui nous ferait presque oublier de dire que ce dernier album de 48 Cameras est riche & intrigant "
      in Moffo
      1997 [Belgique]

" (...) Ce disque est à la fois la suite logique, la continuité des précédents & une étape importante pour plusieurs raisons. Car on remarque d'emblée la quasi absence de Paul Buck (...). Cette voix à laquelle on s'était habitué & qui avait fini par devenir un trade-mark incontournable. Et le corollaire : l'apparition de chants féminins. (...) Quelques concerts seraient même prévus au printemps. On pourrait alors se rendre compte, physiquement, de la réelle splendeur de cette musique narrative, contemplatrice & mobile, discrètement bercée d'heureuses influences (...) "
      in Rif Raf
      1997 [Belgique]

" Depuis les débuts de ce collectif internationaliste à géométrie variable, seul Jean Marie Mathoul reste à la barre d'un bateau qui a souvent tangué mais jamais chaviré (...). Il nous livre aujourd'hui un quatrième album qui allie la touchante intimité des éternels amateurs & la maturité que donnent les écueils franchis dans la douleur. Sur des plages douces & mélancoliques, un homme nous dit, en français & en anglais, sa littérature intérieure, entre Eugène Savitzkaya & le fantôme d'un poète beat. (...) Aller-retour des regards & des mémoires ; les dérives s'imaginent ici à travers des vitres mouillées. Cette pluie ressemble parfois à une caresse ".
      Site Transcultures
      Mars 1998 [Net]

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